ACTUALITÉS

OPÉRATIONS EN COURS

Un apercu des opérations menées actuellement...

Opérations en cours

1° Financement :

Refinancement de fonds propres sur une opération d'acquisition hôtelière à Paris (900 k€).

Financement de travaux sur un hôtel en RP (1,9 M€).

Financement d'un rachat de parts d'une société immobilière en RP.

Financement simultané pour un hôtelier de deux opérations d'acquisition sur Paris RP en crédit et crédit-bail (10 M€) 

2° Fusions acquisitions :

Refinancement d'acquisition et tour de table haut de bilan dans le secteur du tourisme (4 M€)

Rapprochement d’un investisseur et d’un opérateur (secteur hôtellerie)

Arbitrage patrimonial sur une société immobilière détenant un immeuble de rapport (7 M€)

Négociation et financement du rachat en LBO d'un hôtel (2.7 M€)

3° Restructuration :

Restructuration de prêts à un ensemble hôtelier de tourisme sur 30 ans avec réduction du taux (4.5 M€)

Accompagnement d'une société de restauration en procédure de RJ

Accompagnement d'une entreprise de confection en procédure ad hoc

Accompagnement d'une société de travaux en RJ et pilotage d'une reprise en plan de cession

Quelques opérations réalisées

1° Financement :

Financement des droits de succession suite à un héritage comportant une dation de biens immobiliers (1 M€)

Financement d'une trésorerie et des travaux de conformité et de rénovation d'un hôtel à Paris malgré une fermeture administrative (> 1 M€)

Financement d'une opération d'acquisition et de rénovation d'un immeuble en vue de vente à la découpe à Paris (> 2 M€)

Lease back sur un immeuble propriété d'une SCI en vue d'apport en trésorerie dans une entreprise (850 k€)

Financement d'une trésorerie long terme in fine pour des investissements immobiliers (1.2 M€)

Financement d'opérations de marchand de biens (570 k€).

Financement de l'acquisition d'une station de lavage automatique automobiles en Rhône Alpes (350 k€)

Lease back sur des entrepôts en RP pour une SCI patrimoniale en vue d'une extension (1.6 M€).

Financement d'une trésorerie long terme destinée à constituer les fonds propres pour des acquisitions immobilières (1 M€).

Financement des droits de succession d'un associé d'une SCI familiale (1.7 M€).

Financement de promotions logements en RP et grandes villes (> 20 M€).

Financement du rachat en LBO d'une entreprise de signalétique (2 M€).

Renégociation de l'endettement d'un cabinet d'avocat (550 k€).

Financement d 'une SA Immobilière (20 M€).

Financement des murs d'une chaudronnerie industrielle (700 k€).

Financement de l'acquisition d'un centre de remise en forme (900 k€).

Négociation et financement de l'acquisition d'une entreprise de formation par un groupe de conseils (< 500 k€).

Refinancement d'une pharmacie en centre commercial (1 M€).

Restructuration de l'endettement d'un cabinet médical (650 k€).

Financement des murs de centres commerciaux (2.5 M€).

Financement d'opérations de marchand de biens (350 k€ à 5 M€).

Pilotage et financement du rachat de trois EPHAD par une Fédération (secteur associatif).

Refinancement d'un centre de bureaux temporaires (1 M€).

Financement d'une soulte pour la sortie d'une indivision familiale (350 k€).

Refinancement d'un immeuble de bureaux (15 M€).

Conseils pour la gestion d'une ligne de crédit de 120 M€ (taux et devises).

2° Fusions acquisitions

Négociation et financement du rachat en LBO de deux hôtels à Paris (< 5 M€)

Tours de table pour la réalisation d'opérations immobilières (300 k€ à 1 M€)

Conseils pour la cession d'un hôtel 3 étoiles 42 ch. à Paris (10 M€)

Conseils pour la recherche de partenaire banquier pour une société de paiement sécurisé internet.

Cession d’une société d’Edition (revues et livres) (< 500 k€).

Cession de 3 cliniques à Paris RP à un groupe financier (>25 M€).

Rapprochement de 3 cliniques à Nice (actionnariat de 90 médecins et 200 lits).

Reprise d'une société de distibution de matériel de jardin (500 k€)

Partenariat haut de bilan pour une société dans le secteur de l'environnement (500 k€).

Partenarait haut de bilan pour une société de négoce international de médicaments (300 k€)

Conseils pour l'acquisition de plusieurs cibles par un groupe dans le secteur de la publicité.

Négociation pour le rachat d'une indivision familiale sur un immeuble de rapport.

Conseils pour la vente et le financement de l'acquéreur en LBO dans le secteur du luxe (4.5 M€).

3° Restructuration :

Accompagnement d'une société holding en plan de sauvegarde détenant des SCI immobilières et des sociétés d'exploitation en province, avec allongement des durées et révision du taux (25 M€).

Renégociation de taux d’intérêts fixe sur un crédit de 1.3 M€ sur 20 ans pour une EPHAD.

Accompagnement d'une société de promotion immobilière en procédure ad hoc (50 M€).

Arbitrage d'immeubles à Paris dans le cadre de restructurations patrimoniales (6 M€, 4.5 M€).

Plan de continuation pour une entreprise de formation (secteur associatif) (< 500 k€)

Conversion d'une liquidation de SCI de murs commerciaux en plan de continuation avec paiement comptant du plan (1.8 M€).

Conseils pour la restructuration de l'endettement d'un groupe hôtelier en Martinique.

Conseils pour la reprise en plan de cession d'une Rhumerie en Martinique (5 M€).

Conseils pour la reprise en plan de cession d'un groupe de 16 EPHAD par un groupe mutualiste.

Restructuration de l'endettement d'un groupe hôtelier en montagne (10 M€).

 Etc..

RÉGLEMENTATION

Un point sur l'évolution récente de la réglementation du crédit...

Ratio de solvabilité des banques : de Bâle II à Bâle III

Bâle II  : Depuis 1988 (Bâle I) puis 2004 (Bâle II), les banques doivent respecter dans leurs prêts un ratio de solvabilité "risques/ fonds propres" inchangé à : 8% (Ratio "Cooke" puis "Mac Donough"). Pour prêter 100% à une entreprise, il leur faut disposer au minimum de 8% de fonds propres, dont au moins 4% en quasi capital et au moins 2% en "capital dur" (actions ordinaires + résultat mis en réserves). Les états OCDE bénéficient d’une pondération à 0%, les banques à 20% et les crédits hypothécaires à 50%. Les risques sont divisés en 3 catégories : risques de crédit 75%, risque opérationnel 20% et risque de marché 5%.Or le risque de crédit est pondéré en fonction de la notation du client (de 100% sans note à 20% si AAA) d’où la hausse des marges de crédit sensible actuellement. La loi en France impose depuis 2007 des pondérations plus importantes (de 150% si cotation BDF 6/5, à 100% si 5+/4/4+, à 50% si 3, et 20% si 3+/3++) 

Bâle III (2010) : Suivant l'accord intervenu au comité de Bâle le 12/9/2010, le ratio des 2% en "capital dur" de Bâle II sera plus que doublé : il sera porté à 4.5% progressivement de 2013 à 2015. A ce ratio s'ajoutera ultérieurement de 2016 à 2018 un coussin de sécurité en "capital dur" dit de "conservation" fixé à 2.5%. Soit au total 7% de "capital dur". Si le niveau des fonds propres de la banque, mesurés tous les 3 mois par le régulateur national, passe au dessous du ratio de conservation, le régulateur pourra imposer à la banque des restrictions en matière de paiement de dividendes et de rémunération des dirigeants. Un second coussin "contracyclique" de 0% à 2.5% pourra s'ajouter à la discrétion du régulateur.

Ce coussin de 2.5% sera imposé systématiquement à 100% aux banques "systémiques", dont le ratio de "fonds propres durs" sera donc finalement porté à 9.5%. Les critères au nombre de 5 vont de la taille à l'interconnexion avec le système bancaire, en passant par l'impossibilité de substituer l'établissement, son caractère global et enfin sa complexité. La liste des 29 banques identifiées comme "systémiques" au niveau mondial a été publiée par le FSB (Financial Stability Board) : elle comprend notamment pour la France : BNP PARIBAS, Crédit Agricole, BPCE, et Société Générale, et pour l'Allemagne : Deutsche Bank et Commerzbank.

De nouveaux instruments obligataires adaptés "à conversion obligatoire en capital" commencent à être émis par les banques pour répondre à ces nouvelles exigences. Appelés "Contingent Convertibles" (Cocos) ou "Buffer Capital Notes" (BCN), ces obligations hybrides sont automatiquement converties en actions, à un niveau de cours déterminé à l'avance, si la solvabilité de la banque tombe sous un certain seuil.

A noter que deux autres (nouveaux) ratios sont à l'étude : a) ratio de liquidité (1° liquidité sur 30 jours : actifs réellement transformables en cash / flux sortants en cas de crise; 2° liquidité > 1 an : ressources de financement stables et réellement disponibles > 1 an / montant des besoins de financement > 1 an) et b) ratio d'effet de levier (montant des prêts < 33 x total du bilan). Ces ratios vont faire faire l'objet de test jusqu'en 2017.

 Un ratio de liquidité est déjà imposé par anticipation aux banques en France.

Dans le contexte de la crise financière, et compte tenu de la hausse du défaut partiel de la Grèce à 50%, le régulateur européen (EPA) va exiger désormais des banques européennes une recapitalisation fixée à 110 Mias € et un ratio de 9% en "fonds propres durs" (après intégration de provisions au prix du marché sur l'ensemble des dettes souveraines à leur bilan), avant le 30 Juin 2012, et procéder prochainement à de nouveaux "stress tests" sur cette base, les banques échouant à ces tests devant être immédiatement recapitalisées, le cas échéant avec l'aide des Etats ou en dernier ressort du FESF.

Ces réglementations vont plus que tripler le ratio de "fonds propres durs" exigés des banques pour le financement des PME (voire plus que quadrupler ce ratio pour les banques "systémiques"), qui auront tendance à réduire leurs engagements donc leurs prêts à l'économie, constituer un facteur de hausse des spreads donc des taux d'intérêts, et rendre encore plus indispensable l'intervention de professionnels comme notre société pour assister vos clients.

Cotation Banque de France des dirigeants

La cote des dirigeants comporte 4 niveaux: 000 (= pas de réserves), 040 (=attention particulière), 050 (=réserves), 060 (=réserves graves). 040 = dirigeant d'une société cotée 6 suite à une liquidation judiciaire de moins de 5 ans, ou de 2 sociétés affectées d'une cote de paiement 9. 050 = dirigeant de deux sociétés en liquidation judiciaire depuis moins de 5 ans, ou tenu de supporter les dettes de la personne morale. 060 = dirigeant de 3 sociétés en liquidation judiciaire depuis moins de 5 ans, ou qui fait l'objet d'une décision judiciaire à titre personnel (RJ, liquidation, faillite personnelle, interdiction de gérer). Les difficultés pour emprunter commencent avec la cotation 040. Les cotations 050 et 060 sont rédhibitoires. Nous pouvons assister vos clients pour améliorer leur cotation ou trouver des solutions.

TECHNIQUES

Un aperçu de quelques techniques de financement mises en oeuvre actuellement...

Trésorerie de mobilisation du patrimoine immobilier

Dans le cas d'un patrimoine immobilier immobilisé, même en l'absence de revenus ou de revenus faibles, nous pouvons mettre en place un crédit hypothécaire jusquà 70% de la valeur expertisée des biens immobiliers. Les fonds, placés sur un support sécuritaire, seront partagés : une partie sera nantie à la banque, l'autre partie fera l'objet de prélèvements mensuels comprenant l'échéance du prêt + un versement complémentaire pour augmenter les ressources.

Ouverture de compte courant hypothécaire

Sur des garanties hypothécaires nous pouvons générer une trésorerie qui peut être utilisée pour faire un apport à une entreprise en capital ou c/c, ou pour régler des dettes fiscales, sociales etc.. (à partir de : 250 k€)

Partenariat financier

Un apport supplémentaire de fonds propres par un investisseur externe peut être décisif pour la mise en place d’un financement (entreprise, immobilier..). La rémunération recherchée par l’investisseur sera élevée (15% à 25% l’an suivant le risque) mais le coût moyen (donc y-compris le coût du crédit au pro-rata) reste raisonnable et en tous cas bien inférieur à la rentabilité du projet.
Le recours aux obligations convertibles (O.C.) ou au prêt participatif permet d’éviter une participation directe au capital, moyennant le versement d’une prime. Sont investisseurs suivant la taille du projet et le secteur concerné, des particuliers investisseurs « dormants », ou managers actifs, des sociétés financières privées, des investisseurs institutionnels et bancaires, des fonds de pension étrangers.

Réméré

La faculté de rachat ou de réméré (Article 1659 et suivants du Code Civil) permet de répondre à des situations particulières (difficultés à emprunter etc..) en mobilisant jusqu’à 50% d’un bien vendu, avec la faculté pour le vendeur de le reprendre à tout moment moyennant la restitution du prix principal (+ les frais) pendant un laps de temps n’excédant pas la durée stipulée (au maximum 5 ans).
Cette technique, ainsi que d’autres techniques de portage financier, peuvent être mises en oeuvre pour vos clients professionnels (uniquement), avec les investisseurs précités.

Valeur résiduelle

Nous pouvons dans certains cas reporter l'amortissement de l'emprunt en introduisant une valeur résiduelle en fin de contrat de prêt jusquà 50% du nominal prêté, ce qui permettra à vos clients de financer l'immobilier locatif avec des loyers réduits ou en réduisant l'apport personnel au maximum. 

Trésorerie pour investissement immobilier

Les taux particulièrement bas par rapport aux rendements locatifs actuels permettent, par effet de levier sur le patrimoine locatif, de générer une trésorerie additionnelle, qui sera utilisée pour de nouveaux investissements locatifs. La capacité de l'emprunteur se trouve donc immédiatement majorée. Si l'emprunteur répète ce type d'opérations, il est aisé de comprendre qu'il peut augmenter son patrimoine rapidement.

Plan de continuation

L’émission de TSR par une grande signature, donc parfaitement liquides, permet d’assurer à 100% l’obtention d’un plan de continuation pour une société en RJ, mais structurellement viable, en payant 100% du passif à terme et en offrant une sortie aux créanciers sur des durées plus courtes avec une décote sur le nominal des TSR (passif global minimum : 10 M€)

Rachat de créances

Toutes les entreprises et les banques possèdent des créances non performantes entièrement provisionnées. Des blocs de créances de cette nature peuvent être repris pour 1 € avec rétrocession au cédant de 50% des montants récupérés (minimum : 2 M€ nominal).

Prêt de restructuration globale avec franchise de remboursement du capital

Nous pouvons mettre en place, sous certaines conditions, le refinancement de dettes existantes, à hauteur de 50% à 70% des garanties immobilières apportées, avec une période de franchise de remboursement du capital pouvant aller jusqu'à 15 ans. Cette période est suivie d'une période d'amortissement du capital d'une durée pouvant aller également jusqu'à 15 ans (montants : de 300 k€ à 10 M€).

Prêt participatif

Nous pouvons mettre en place sous certaines conditions un prêt couvrant les besoins de fonds pour le développement de l'entreprise (croissance externe, investissements corporels et incorporels, BFR etc..), jusqu'à 7 ans, assorti d'une période de franchise d'amortissement de capital de 2 ans (600 k€ à 10 M€).

Emprunt in fine

L'emprunt amortissable est pénalisant en fiscalité revenus fonciers, car la charge d'intérêts décroît régulièrement - donc la fiscalité augmente - au fur et à mesure du remboursement. L'intérêt du remboursement in fine n'est plus à démontrer, permettant d'optimiser à la fois la fiscalité sur les revenus fonciers et la fiscalité de l'épargne (assurance-vie). Nous pouvons refinancer les prêts amortissables de vos clients et les transformer en prêts in fine.

La ligne de crédit synthétique

Cette technique permet de réduire le taux d’intérêt de financements euros existants en profitant des nouvelles opportunités de marché (à partir de : 1 M€).

Rachat de sociétés immobilières à l'IS avec déficits

Les investisseurs précités rachètent toutes sociétés immobilières à l'IS possédant des déficits fiscaux.

 

Rachat de sociétés immobilières à l'IS

Nous pouvons mettre en place le financement du rachat des titres de SA, SARL ou SCI à l’IS possédant des immeubles, sans garantie externe.

Lease back (cession bail)

Cette technique permet de générer une trésorerie pour l'entreprise sur les biens immobilisés à l'actif du bilan (bureaux, murs commerciaux ou industriels, équipements, machines etc..) (à partir d'un montant d'environ 500 k€).

Cession d'usufruit temporaire

La cession d'usufruit temporaire à une société (IR ou IS) permet de réduire l'ISF du cédant, de bénéficier du régime BIC sur les revenus, et procure des disponibilités qui peuvent être placées sur un support d'assurance vie. Nous pouvons mettre en place ce type de financement à partir de 1 M€.

Revolving marchand de biens

La plupart des banques rechignent à mettre en place des lignes revolving non affectées aux marchand de biens, comme avant la crise. Nous pouvons mettre en place de telles lignes pour vos clients. Nous pouvons également mettre en place des lignes de trésorerie adossée sur des garanties hypothécaires et des loyers et/ou des contrats de capitalisation assurance vie, permettant d’obtenir des taux compétitifs.

 

Titrisation de créances

Vos entreprises clientes peuvent désormais céder leur poste client à un FCC et disposer à des conditions très intéressantes (70 à 90 pts de base) d’une liquidité immédiate, suite aux assouplissements de la réglementation sur les FCC (Fonds communs de créances) (à partir de 1 M€).

Les assouplissements sont notamment la faculté d’acquérir des créances à tout moment nécessitée par la maturité courte des créances commerciales, la suppression de l’information des débiteurs cédés afin de ne pas affecter la relation commerciale, la possibilité de céder les créances à l’unité, la possibilité de céder des créances futures, les cessions opposables aux tiers nonobstant la mise en RJ du cédant, et enfin la possibilité pour le fonds d’émettre tous types de créances négociables donc amélioration du marché secondaire).

Fiducie

La fiducie permet aux personnes morales et physiques, en toute neutralité fiscale et moyennant des frais identiques aux sûretés hypothécaires (publicité foncière et salaire du conservateur), la mobilisation financière d'un patrimoine immobilier auprès des banques, dans un cadre de grande liberté contractuelle. Aucune plus value n'est extériorisée, tant à l'entrée (apport à la VNC) qu'à la sortie de la fiducie, si le constituant retrouve la propriété des biens. Le patrimoine est à l'abri de toutes vicissitudes susceptibles d'affecter le constituant, qui peut continuer à avoir la jouissance des biens. Nous pouvons mettre en place des prêts adossés sur ce type de véhicule à partir de 2 M€.

Une autre application de la fiducie, dans le domaine des entreprises en difficulté, est en cours d'agrément à l'AMF. Elle concerne la gestion pour le compte des banquiers de leurs créances converties en capital et apportées à une fiducie par des fonds spécialisés. L'entreprise voit son bas de bilan largement réduit et ses fonds propres renforcés grâce à la conversion en capital. Les banquiers, qui n'assument plus les risques liés à la gestion d'une position en capital, peuvent répondre favorable au traitement des créances sur un débiteur en difficulté. Nous pouvons mettre en place ce type de véhicule à partir de 3 M€ de créances bancaires.

Financements obligataires

Vos entreprises clientes peuvent émettre des obligations à long terme, qui sont acquises par un FCC (Fonds communs de créances) lequel a vocation à se refinancer sur les marchés. Les taux sont plus élevés que le marché bancaire (de l'ordre de Euribor 3 mois + 5% sur 10 ans) mais reste plus attractif que des obligations convertibles en cas de conversion, ou qu'un financement purement bancaire car il autorise des franchises d'amortissement importantes (jusqu'à 5 ans) et il est considéré comme des quasi fonds propres par les banques. Nous pouvons mettre en place ce type de financement à partir de 1 M€.

Crédits promoteurs, GFA

Nous mettons en place les crédits promoteurs dans toute la France, ainsi que tous types de garanties (GFA), y compris séparément.

 

 

Trésorerie et reclassement de patrimoine

Nous pouvons financer le transfert de la propriété d'un bien du patrimoine immobilier d'une entité à une autre, à l'intérieur du même groupe patrimonial. Cette opération peut aussi générer de la trésorerie (à partir de 500 k€).

Etc..

 

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TAUX D'INTÉRÊTS - 17/07/2017

L'analyse de nos professionnels sur les taux et les devises ...

Contexte

Les capitaux injectés massivement par les Etats depuis 2008, via le creusement des déficits publics et la création de monnaie, ont permis aux pays développés de sortir de la dépression la plus violente depuis la dernière guerre. L'inflexion de la croissance mondiale, neuf ans après, montre cependant que les relances par l'injection de liquidités n'ont pas toujours l'effet pérenne escompté sur la croissance, la majeure partie des fonds se portant vers des actifs purement financiers (dettes publiques à taux élevé..) ou spéculatifs (actions, matières premières..) au détriment de l'économie réelle, et que les pays souffrant d'un déficit primaire (avant service de la dette), d'une balance commerciale fortement déficitaire et de rigidités dans l'économie (comme la France) doivent s'attaquer en priorité à la réduction des dépenses publiques (réduction du nombre de fonctionnaires, report de l'âge de la retraite, disparition des régimes spéciaux), et aux mesures structurelles favorisant la croissance et la ré-industrialisation (flexibilité du travail, simplification du droit social, réduction des charges sociales, démantèlement des avantages corporatistes, privatisation des services publics, financement de l'innovation et de la recherche, réforme de la formation et de l'apprentissage, etc..) pour rétablir l'équilibre de leur budget et de leur balance commerciale, et éviter la couverture par la dette des déficits budgétaires et des pertes de richesses induites par les déficits commerciaux.

Par ailleurs les injections massives de fonds pratiquées par les Banques Centrales ont eu des effets indirects potentiellement contre-productifs, jusqu'à entraîner en territoire négatif les rendements des obligations d'état à 10 ans les plus sûres (allemandes, japonaises), même si le différentiel avec une inflation sous jacente faible pouvait paraitre encore "normal", et qui ont commencé à causer de sérieux problèmes au business model des compagnies d'assurances et des banques et à l'objectif même des Banques Centrales à savoir risquer à terme de réduire la capacité des banques à prêter à l'économie. La politique monétaire ayant atteint ses limites, les Etats doivent désormais prendre le relais avec des politiques budgétaires et fiscales ambitieuses et motivantes, afin de sortir leurs économies de la trappe à liquidités ouverte par des taux d'intérêt et de croissance au plus bas. L'élection de Trump en bousculant les anticipations de croissance et d'inflation aux USA a fort heureusement fait basculer la courbe des taux long en Europe en territoire positif, contribuant indirectement à l'action des banques centrales et principalement de la BCE. 

Rappelons que dans la zone Euro, la monnaie unique avait eu pour conséquence depuis 10 ans le dérapage du train de vie et de la consommation privée dans les pays du sud dans les secteurs abrités, financés non par la production de richesse mais par l'endettement auprès des marchés financiers, notamment par les investisseurs privés du nord de l'Europe, au détriment de la compétitivité des facteurs de production et des investissements de croissance, créant un déséquilibre très important avec les pays du nord. Désormais, devant la réticence de ces derniers pour continuer à les financer à des taux acceptables, devant l'impossibilité de dévaluer, et le stade actuel de la construction européenne ne permettant pas des transferts automatiques de ressources entre pays excédentaires et pays déficitaires, au-delà des programmes de développement économique existant (FEDER, FSE etc..), les Etats les plus laxistes (Grèce, Portugal, Espagne..), n'ont pas eu d'autre choix, s'ils voulaient échapper à une sortie de l'Euro, que de réduire massivement le train de vie de leurs citoyens en pratiquant une "dévaluation interne", comme l'ont fait, avec des résultats encourageants, la Lettonie et l'Irlande en 2008, et à partir de 2011 l'Espagne (baisse des salaires de la fonction publique, baisse du "SMIC", réduction des dépenses publiques et du "modèle social", baisse du nombre de fonctionnaires, augmentation de la TVA et des impôts..), mesures difficiles à supporter par la population mais beaucoup moins lourdes au final que les conséquences pour elle d'une sortie de l'Euro, et procéder en même temps aux réformes structurelles favorisant la productivité et la croissance, avec pour corollaire un creusement de la récession économique pour certains d'entre eux, tout en négociant avec les autres Etats plus vertueux le refinancement et l'allongement de la maturité de leurs dettes, voire des abandons partiels, et le soutien en relais des fonds de secours de la zone Euro et de la BCE.

Les chiffres enregistrés en Irlande, en Espagne, au Portugal, et désormais en Italie, démontrent le succès de ce traitement de choc. En Irlande, le PIB après - 2,3% en 2008, - 7,1% en 2009, -3% en 2010, a enregistré + 0,7% en 2011, +0,2% pour 2012, - 0,3% pour 2013, 4,8% pour 2014, 7,8% pour 2015. En Espagne, le rétablissement de la balance commerciale, désormais excédentaire depuis 2013, le retour des investissements industriels étrangers confirmant le regain de compétitivité du pays (coût d'une heure travaillée : 20,90 € contre 32,90 € en Allemagne et 35,70 € en France), une sortie de récession au 3ème trimestre 2013 et une hausse du PIB de 1,5% en 2014, 2,4% en 2015 et 3,2% en 2016, en Italie la forte baisse de la consommation par habitant et la hausse de l'excédent primaire du budget (4% en 2013) et un déficit ramené à 3%, au Portugal une forte hausse des exportations depuis 2013 avec un excédent de la balance courante, + 1,2% en 2014, une croissance à 1,4% en 2015, 1,7% en 2016, et une prévision à 1,8% en 2017, et la sortie du programme d'aide de la BCE, même en Grèce qui a connu en 2016 son premier excédent budgétaire significatif hors intérêts de la dette (+ 3,9% !), et où le "Big Mac" (The Economist) a chuté de 20% entre 2011 et 2016 confirmant l'ajustement des prix réels et enfin le retour de la croissance avec + 0,7% en 2016, sont d'autres exemples des résultats positifs de ce traitement de choc.

Ces opérations de "dévaluation interne", qui doivent permettre le rééquilibrage des changes réels ("taux de change réel" = taux d'inflation - hausse de la productivité) dans la zone Euro et le comblement des déficits des balances commerciales, présentent cependant tous les caractères d'une déflation par la demande, considérée depuis la grande dépression de 1930 comme une "calamité" économique, car, risquant de bloquer les décisions d'achat dans l'attente d'une baisse des prix, elles sont certes salutaires dans les pays non-compétitifs qui doivent se réformer, mais peuvent aussi se diffuser dans les anticipations des agents économiques des pays compétitifs de la zone, créant le risque d'une spirale contagieuse de dépression économique. Ce mécanisme n'est aujourd'hui pas véritablement à l'oeuvre dans les pays compétitifs de la zone Euro, même après le contrechoc pétrolier, les statistiques d'inflation annuelle moyenne de la zone Euro, certes très inférieures à l'objectif de la BCE (= un peu < 2%), étant tirées vers le bas par les "dévaluations internes" pratiquées dans les pays du sud et la forte baisse des prix du pétrole. La BCE avait sélectionné plusieurs scénarios de "reflation", dont un "QE" massif "à l'Européenne" ciblé sur le rachat de créances bancaires (ABS, RMBS) compte tenu de l'importance en Europe du financement de l'économie par les banques, mais a opté pour un "QE" à l'anglo-saxonne par injection monétaire pure via l'achat d'une gamme étendue de créances privées et publiques y compris la dette souveraine, comme aux USA. Ce QE en action depuis mars 2015 enregistre des résultats avec une inflation moyenne annuelle sous jacente (hors énergie et produits alimentaires) repassée à 0,60% sur 12 mois dès octobre 2016 mais encore insuffisants car encore actuellement < 1%. Le QE avait été augmenté à 80 Mias € par mois et étendu aux dettes d’entreprises « investment grade » et désormais étendu de mars 2017 à décembre 2017 à 60 M€ par mois. De plus il a été doublé d’une nouvelle opération de rachat de créances (TLTRO) proposé aux banques sur des durées de 4 ans à taux modulé, voire négatif jusqu’à – 0,40%, en fonction de leur propension à prêter à l’économie.

Par ailleurs on a assisté en zone Euro à une fuite massive de capitaux de la sphère privée, à la recherche de sécurité, des pays du sud vers le nord et à moindre niveau hors zone Euro, et à une accumulation de ces liquidités dans les banques du nord en obligations souveraines allemandes et françaises, les poussant à des niveaux artificiellement bas, en partie compensée par l'activisme de la BCE et les programmes de rachat de dettes, ces liquidités étant reprises par ces mécanismes par les banques centrales des Etats du nord pour être recyclées au sud.

Tous ces évènements ont mis en évidence la faiblesse de la gouvernance, défaut congénital de la zone Euro. Cette dernière est donc désormais confrontée, pour assurer la pérennité de la monnaie unique, à la nécessité de faire un nouveau pas "politique" vers un fédéralisme d'"Etats Nations" - impliquant désormais, après le partage de la souveraineté monétaire avec l'Euro, le partage de la souveraineté budgétaire instituant donc une union budgétaire et bancaire, préalable indispensable à une solidarité des dettes entre Etats avec l'émission d'euro-obligations, et des transferts de ressources.

Les mesures évoquées ci-dessus pourront au mieux, en l'absence de croissance et d'inflation, ralentir voire neutraliser l'augmentation de la dette souveraine en zone Euro. Tout défaut même partiel sur la dette souveraine étant désormais exclu en zone Euro - sauf le précédent de la Grèce - le choix sera donc ensuite, pour gérer en extinction le quota de dette excédentaire aux 60% du Traité de Maastricht, entre 1° l'émission d'Euro-obligations, répartie en dette senior mutualisée pour 60% du PIB à un taux peu différent du Bund, et dette junior non mutualisée pour l'excédent à la charge de chaque état au taux d'intérêt demandé par les marchés, ou 2° suivant la "proposition des sages" en Allemagne, transfert des dettes des Etats au-delà de 60% du PIB vers un fonds de rédemption chargée de la gérer en remboursement sur le long terme, ou 3° une mutualisation limitée aux nouvelles émissions, ou enfin 4° une mutualisation limitée aux émissions d'obligations à court terme (Eurobills).

Seront également nécessaires, à la faveur du "Brexit", un approfondissement de l'union des pays de la zone Euro, avec une mise en cohérence des politiques économiques, une harmonisation de la fiscalité, un plan européen de redéveloppement industriel par filière, une solidarité via des transferts automatiques de ressources entre pays excédentaires et pays déficitaires pour financer les déficits extérieurs, un vrai budget européen pour financer les actions de développement industriel et les actions contra-cycliques, les actions en direction des jeunes, des chômeurs, et de l'immigration, et un renforcement de la gouvernance, dont les composants existent déjà, avec un pouvoir législatif comportant deux chambres (le Parlement Européen et le Conseil des Chefs d'Etats et de Gouvernements) et un pouvoir exécutif (la Commission Européenne) avec des membres et un Président, non plus cooptés mais élus par le Parlement sur proposition du Conseil.

Des avancées sont enregistrées sur la gouvernance avec la proposition franco-allemande d'un gouvernement économique de la zone Euro chargé d'harmoniser les politiques en matière économique, fiscale, sociale et de compétitivité, la mise en place de l'union bancaire avec une solidarité financière entre les états en cas de faillite bancaire à hauteur de 40% dès 2017, 60% en 2018 et 100% en 2025, et le QE massif lancé par la BCE malgré les réticences allemandes. Après l'expérience du Brexit, les nouveaux pas indispensables pour que l'union politique, d'abord entre les pays du Traité de Rome, s'impose naturellement aux peuples comme une évidence, sans doute dans l'espace d'une nouvelle génération, devront être précédés par des initiatives européennes fortes en faveur de grands sujets comme la sécurisation des frontières, la défense, l'emploi des jeunes, l'investissement dans l'innovation, le financement des PME, etc.., initiatives nécessitant une vision à long terme des dirigeants des pays fondateurs, totalement absente jusqu'à présent. Nul doute que l'avènement en France d'un jeune président défenseur de l'idée européenne, clairvoyant et pragmatique, pourra enfin relancer ce processus nécessaire.

Taux courts (marché monétaire : crédits à taux variables)

On assiste à une extension de la crise économique au marché des devises, chaque grande zone cherchant à utiliser sa monnaie pour défendre ses intérêts d'une façon non coopérative, entraînant des effets indésirables dans les autres zones. D'où notamment une pression sur l'Euro/Dollar, en l'absence d'une politique de change de l'Euro, tantôt à la baisse ce qui stimule la croissance en Europe, mais exporte de la déflation, tantôt à la hausse ce qui freine la compétitivité des exportations de la zone Euro et accroît les risques déflationnistes. Après s'être rapproché de la parité de pouvoir d'achat (1 € = 1,00/1,20 $) et du cours à l'introduction (1 € = 1,1680 $) parfois au-dessous et à une vitesse accélérée comme récemment suite au QE massif de la BCE, l'Euro a également connu des périodes de rebond suite aux arbitrages des marchés, et suite aux interventions des grands pays émergents (Chine, Brésil, Inde) pour défendre la parité de leur devise devant l'afflux des capitaux spéculatifs, et protéger leurs exportations.

Fin 2011, la Banque Centrale de Suisse avait déclaré soutenir la parité FS / Euro à 1.20 en achetant des quantités illimitées d'Euros, avec un certain succès jusqu'en 2014, le cours de l'Euro ayant même dépassé les 1,24 FS, et a instauré des taux d'intérêts négatifs sur les dépôts des banques. A noter que la BNS en anticipation du QE de la BCE a renoncé brutalement à soutenir cette parité, déclenchant une explosion du Franc contre Euro > 20%. Le Japon a quant à lui décidé fin 2012 que le fonds de retraite public dont les réserves s'élèvent à 1.200 Mias USD investirait dorénavant massivement dans le rachat de titres d'Etats ou d'entreprises à l'étranger contre Yen. Cette politique, désormais relayée par la Banque du Japon, qui vise un objectif d'inflation de 2%, via des injections massives de liquidités à raison de 75 Mias USD par mois, a pu doper Dollar et Euro contre Yen (>15/20%), voire exploser le cours d'une devise régionale comme le Won coréen, et par ailleurs contribuer à réduire artificiellement le taux d'intérêt d'obligations souveraines de la zone Euro, émises par l'Allemagne ou la France. Depuis 2007, les grandes monnaies ont de fait divergé d'environ 40%, les monnaies ayant divergé le plus sont, à la hausse, le Franc Suisse, le Yen, le Won et le Yuan, et à la baisse, la Livre et le Dollar, l'Euro restant relativement stable jusqu'en 2014. Ce qui confirme que, même si, en l'absence d'une politique européenne du change, l'Euro était surtout une variable d'ajustement, son parcours, relativement stable jusqu’en 2014 au sein d'un panier des grandes monnaies, reflétant assez bien les objectifs de la BCE à l'époque. L'Euro/Dollar oscille en effet entre 1,00$ et 1,60$, soit respectivement pour 1 USD = 6,55957 F :1,00$ = 6,55 F, et 1 USD = 6,55957F :1,60$ = 4,09 F, niveaux largement expérimentés dans le passé. A noter que le Président de la BCE avait déjà souligné la relation entre l'appréciation de l'Euro et la variation des prix dans la zone Euro, qui s'éloigne trop de l'objectif "proche de 2%", signalant aux marchés la prise en compte désormais du cours de la devise dans le champ de la politique monétaire et faisant immédiatement reculer l'Euro/Dollar, qu'il a poursuivi avec le QE massif démarré en mars 2015 qui fait pression à la baisse sur l'Euro.

Le spread EURO (=différence entre le "Overnight Indexed Swap" (OIS), taux de la BCE anticipé par les marchés, et le taux de l'EURIBOR (taux effectif moyen de financement des banques), autrement dit ce que doivent payer les banques en moyenne pour avoir accès au marché monétaire, qui reflète les tensions sur le marché interbancaire, évolue désormais vers : 0,30% (contre 2,05% au plus fort de la crise en novembre 2008, 0,80/0,85% en décembre 2011, 0,30%/0,40% avant la crise grecque et 0,10%/0,15% en temps normal). Ce spread est donc de nature à rehausser le taux final payé par les clients empruntant en taux variable (Euribor), qui reste toutefois globalement au plus bas.

Poursuivant son scénario « reflationniste », la BCE a ramené le 5 juillet 2012 le taux de rémunération des dépôts par les banques de l'Eurosystème à zéro, puis le 5 juin 2014 en territoire négatif (-0,10%), première mondiale, puis à - 0,20%, à - 0,30% le 3/12/2015 et enfin à -0,40% le 10/3/2016. La BCE a également fait un grand pas le 5/6/2014 en décidant de stopper la reprise de la liquidité sur le marché. Par ailleurs la BCE a pris acte de l'inflexion de la croissance en baissant ses taux par huit fois, la dernière le 10/3/2016, et devrait désormais maintenir son taux directeur au plus bas (0.00%) pour une « période longue », établissant un niveau des taux courts historiquement au plus bas. La FED a confirmé quant à elle que sa politique monétaire resterait accommodante, après la troisième augmentation limitée à 0,25% en juin 2017, qui serait suivi d'autres hausses modérées, sauf évolution d'une batterie d'indicateurs nationaux et de la situation économique internationale.

Taux longs (marché obligataire : crédits à taux fixes)

Tous les Etats sont désormais confrontés à l'alternative de prendre des mesures crédibles de réduction de la dette, ou voir monter leur taux de refinancement par les marchés, à commencer par les plus fragiles (Grèce, Portugal, Espagne, Italie..). L'objectif étant le retour aux critères de convergence (dette publique / PIB = 60%, déficit public / PIB = 3%). Rappelons que ces derniers sont calculés pour assurer une stabilisation en %, voire une décroissance de la dette publique, moyennant une croissance de l'économie - hors inflation - égale ou supérieure à 3%. Les USA sont confrontés au même problème pour le refinancement de la dette de certains Etats les plus endettés (Illinois, Puerto Rico..), l'Etat Fédéral ayant été lui-même rappelé à l'ordre par S&P, qui a rétrogradé sa cotation de AAA à AA+. Avec l'inflexion de la croissance et la crise des dettes souveraines, la notation de 15 des 18 Etats de la zone Euro a été placée sous surveillance avec perspective négative. S&P a finalement dégradé 9 pays, dont la France d'un premier cran à AA+ avec perspective négative puis d'un deuxième cran à AA, considérant l'importance des réformes structurelles à réaliser et le niveau exagéré des dépenses publiques d'une part (56,2% du PIB contre 47,7% en moyenne en Europe) et de la fiscalité d'autre part (46% contre 35% en moyenne en Europe) les plus élevés d'Europe après la Finlande, problèmes auxquels le nouveau Président a décidé de s'attaquer en priorité.

Le "mécanisme européen de stabilité" ("MES"), est désormais le véritable bras armé en matière financière de la zone Euro, doté de fonds propres (80 Mias €), d'un statut d'institution financière internationale, d'un vote à la majorité qualifiée, et d'une capacité d'emprunt de 500 Mias €, auxquels s'ajoutera le solde des garanties disponibles sur les 440 Mias € du FESF soit 200 Mias €, donc au total 700 Mias € de "new money" et garanties sur un engagement global européen de 940 Mias €. C'est désormais le MES qui prêtera aux Etats de la Zone Euro sollicitant une assistance financière. Le MES a désormais la possibilité de prêter en direct aux banques, dans le cadre de l'union monétaire. Une prochaine étape pouvant être la transformation du MES en un "fonds monétaire européen" capable d'émettre des euro-obligations destinées au refinancement des dettes des Etats de la zone Euro au-delà des 60% du traité de Masstricht.

D'autre part sont désormais acquises les mesures de rigueur accrue prises par la plupart des pays, et les progrès en matière de politique budgétaire européennne, dans le cadre d'un traité intergouvernemental à 25 pays de l'UE sur 28 (après consultation de leurs instances respectives), hors l'Angleterre et la République Tchèque, avec la présentation, sur la base de prévisions de croissance "indépendantes", des budgets nationaux à l'UE avant leur adoption par les parlements, l'engagement de réduction de l'écart de la dette publique par rapport aux 60% du PIB à raison de 1/20ème par an, des sanctions automatiques avec dépôts de garantie de 0.2% à 0.5% du PIB en cas de dérapage du déficit au-delà de 3% (sauf circonstances exceptionnelles et vote à la majorité qualifiée des Etats), la consultation de la commission et des autres états membres avant l'adoption de tout programme important de réforme, la convocation tous les 6 mois du conseil des chefs d'Etat et de gouvernements de la zone Euro pour débattre de ces questions, ainsi que l'inclusion d'une règle d'or budgétaire harmonisée, prévoyant l'instauration d'un objectif de déficit "structurel" (recalculé sur la base d'une croissance de longue période avec neutralisation des effets de la conjoncture) de 0.50% à 1% avec une trajectoire pluriannuelle, dans une loi organique ou de préférence dans le texte des constitutions nationales, avec la possibilité de saisine de la Cour de Justice Européenne contre les contrevenants.

Grâce à l'action de la BCE ainsi qu'à la politique de rigueur et de transparence adoptée par les gouvernements, l'Espagne emprunte sur les marchés à > 1,569% à 10 ans, l'Italie à > 2,142%, le Portugal à > 2,855% (à 5,10% à l'UE), la Grèce à > 5,337% (mais à 5,51% et 4% à l'UE). D'autre part il n'est désormais plus question du défaut éventuel d'un Etat Européen, ni en cas de difficultés d'un Etat de la participation sollicitée ou imposée des détenteurs privés d'obligations, le cas de la Grèce étant désormais qualifié d'exceptionnel et unique, ni enfin d'un statut privilégié pour les obligations rachetées par la BCE primant les autres investisseurs, ce qui devrait être de nature à rassurer les investisseurs, échaudés par le plan de restructuration de la dette grecque.

La BCE avait fait le 5 septembre 2012 une annonce décisive dans le retour au calme sur les marchés avec un programme ("OMT") de soutien de la dette souveraine des pays de la zone Euro qui seraient maltraités par la spéculation via le rachat d'obligations de maturité 1 à 3 ans sur le marché secondaire sans limite de montants, les états devant d'abord solliciter l'aide du FESF / MES et donc accepter un contrôle accru des réformes. Ainsi, au fur et à mesure des programmes de la BCE ("SMP", "TLTRO", "OMT"), la dette publique des Etats du sud de la zone Euro pourrait donc désormais en théorie être progressivement transférée à la BCE et au MES, sa maturité pouvant également être reportée d'année en année avec ou sans modification du taux facial, le remboursement étant lui-même reporté, pour les Etats les plus fragiles, à la date encore lointaine à laquelle ils seront enfin capables d'en assumer une partie, annulant désormais tout risque systémique sur l'Euro. La Cour Constitutionnelle allemande à la suite de la CJE a pris au final une position favorable à la BCE sur sa gestion de la politique monétaire et la légalité des OMT.

Il faut également rappeler que, contrairement à une banque classique, une banque centrale peut sans problème conserver éternellement à son bilan des titres, dont la valeur marché est dépréciée et porteurs de pertes potentielles, cette situation étant seulement susceptible, dans un contexte non inflationniste, d'être traduite par les marchés financiers en terme de valeur relative de l'Euro par rapport aux autres monnaies, donc par une éventuelle dépréciation de l'Euro, qui, au demeurant, ne pourrait que profiter aux exportations de la zone Euro.

En ce qui concerne la Grèce, les marchés estiment toujours que ce pays a un problème de solvabilité et pas seulement de liquidité, et qu'il ne présente pas, au contraire de la plupart des autres états fragiles de la zone Euro, les critères structurels lui permettant de se redresser. Les marchés prévoient donc à terme un nouveau "défaut de paiement sélectif", voire la sortie de la Grèce de la zone Euro. Les accords avec l'Eurogroupe et le FMI avaient permis de réduire la dette d'environ 44 Mias € soit 14 % de 315 Mias € via un ensemble de dispositifs. A noter également que via ces mécanisme et les programmes d'achats sur le marché secondaire, les organismes institutionnels détiennent désormais la quasi-totalité de la dette publique grecque de 320 Mias €. L'exposition des pays de l'Eurozone à la dette privée étant par ailleurs relativement modeste, un défaut éventuel de la Grèce ne revêt plus du tout un caractère systémique, ce qui ouvre toutes possibilités de restructuration, soit à l'intérieur de la zone Euro, pour autant qu'un programme de réformes structurelles soit poursuivi, ou à défaut à l'extérieur de la zone Euro. A noter que les mesures exigées par les institutions seront des facteurs extrêmement positifs pour la compétitivité future du pays et contrastent avec l'insuffisance flagrante des mesures prises dans d'autres pays de l'Eurozone (France notamment).

Les marchés sont donc désormais plus préoccupés par les incertitudes géopolilitiques suivant l'élection du Président Trump, ou par la transformation de l'économie chinoise et la situation des émergents avec la variation des prix du pétrole, que par le Brexit ou l'instabilité politique et sociale dans les pays du Sud de l'Europe, ou encore par un allongement de la période de retour des déficits aux critères de Maastricht, qui est accueillie par la plupart des pays et des économistes avec un certain soulagement. D'autre part les évènements et progrès récents ont contribué à rassurer les marchés, outre le rappel régulier par la BCE des programmes à sa disposition, la rapidité de l'action du MES, qui avait mis en place une ligne de crédit de 100 Mias € destinée au fonds espagnol de recapitalisation des banques, de même la possibilité (ou non) pour le MES de recapitaliser les banques en direct (cassant le lien entre dettes bancaires et dettes des Etats, soulageant donc la dette de ces derniers) (et qui va peutêtre contribuer au sauvetage des banques italiennes), et la mise en place de l'Union Bancaire, avec un superviseur unique pour les banques de la zone Euro au sein de la BCE ("MSU"), une revue systématique des bilans des banques ("AQR"), un mécanisme de résolution unique ("MRU") à partir de 2015 avec la création d'un organe commun de résolution, et un fonds de garantie à partir de 2016 ("FRU") doté par les banques de 55 Mias € à terme, ce malgré les réticences allemandes qui se sont traduites dans le système mis en place par une solidarité limitée à 40% la 1ère année puis à 60% la 2ème pour arriver à 100% la 8ème année. A noter également que le cas de Chypre a inauguré la nouvelle méthode de résolution bancaire dans la zone euro à savoir la préférence systématique pour un "bail in" avec contribution prioritaire des actionnaires, des créanciers obligataires, voire des déposants non garantis, de la banque en difficulté, plutôt qu'un sauvetage par une aide extérieure ("bail out") à la charge des Etats et donc des contribuables européens, l'aide du MES ne devant donc être utilisée que si tous les autres moyens sont épuisés et en dernier ressort.

Rappelons que la FED aux USA avait suspendu au 30 juin 2011 les "mesures non conventionnelles" de rachat d'obligations ("QE2") destinés à contenir le niveau des taux longs pendant la crise, remplacées par le rallongement de la maturité des titres par la vente de titres courts et le rachat en compensation de titres longs (opérations "twist"), puis à dater de la fin 2012 elle avait repris un programme de rachat d'obligations ("QE3") portant d'une part sur les obligations immobilières (actifs titrisés), et d'autre part sur les obligations du Trésor (donc une nouvelle injection monétaire), à raison de 85 Mias USD par mois, ce jusqu'à constater une amélioration substantielle de l'emploi et tant que les prix restent stables. Après des signaux contradictoires, la FED a préparé les marchés à l'arrêt de ces mesures, désormais effectif, et à une normalisation de la courbe des taux, ainsi qu'au non remploi des obligations venant à échéance, faisant donc baisser son bilan et ouvrant la voie à la hausse des taux longs. L'élection du Président Trump avait déjà accéléré les anticipations d'inflation à 2% et de hausse du 10 ans américain à 3% dès 2017. La Banque du Japon poursuit ses "Abenomics" avec un programme non conventionnel massif d'injection monétaire, qui a déjà doublé la masse monétaire du pays, en procédant à des rachats de titres et d'actifs (y-compris des obligations souveraines en zone Euro, notamment françaises) à raison de 75 Mias USD par mois. La Banque du Japon va même jusqu'à désormais garantir un taux zéro pour les obligations publiques à 10 ans, ce qui revient à créer artificiellement la re-pentification de la courbe des taux afin d'agir positivement sur les anticipations des acteurs économiques. Par ailleurs les marchés ont apprécié les résultats des mesures reflationnistes programmées par la BCE avec le QE massif recalibré après mars 2017 à 60 M€ par mois et désormais étendu jusqu'en décembre 2017.

Dans ce contexte, après une normalisation des taux des pays les mieux notés de la zone Euro et ceux des pays "fragiles", on assiste désormais depuis la dernière hausse du taux directeur aux USA en juin 2017 (+ 0,25%), et l'élection du Président Trump, à une volatilité exceptionnellement forte sur les obligations souveraines en Europe avec un Bund 10 ans allemand qui passe en quelques jours du territoire négatif à + 0,500% pour retomber quelques jours plus tard à +0,400% et une OAT française proche de 0% à > 1,000%, le delta entre l'OAT et le Bund dérivant désormais nettement en deça des 500 points de base. La BCE ayant cependant pris le contrôle avec le QE sur l'ensemble de la courbe des taux en zone Euro, les emprunts à taux fixes resteront encore intéressants au moins jusque décembre 2017 pour des durées égales ou supérieures à 10 ans. Les emprunts en taux variables assortis de CAPS restent malgré tout aujourd'hui la meilleure formule pour les financements professionnels à court et moyen terme, pour leur flexibilité et compte tenu de leurs niveaux actuels.

Dernières valeurs des taux de référence

1/ Taux variables: EURIBOR 3 mois : - 0.329% * soit pour une marge de 1,50% un taux de: 1,171% * pour une marge de 2,50% un taux de: 2,171%

2/ Taux fixe

- TEC 10 (taux de l'échéance constante à 10 ans): + 0,877% * soit pour une marge de 1,50% un taux de : 2,377% * pour une marge de 2,50% un taux de: 3,377%

- BUND 10 ans : 0,544% * soit pour une marge de 1,50% un taux de : 2,044% * pour une marge de 2,50% un taux de: 3,044%

(Etats Unis 10 ans : 2,297% pour 2,136% il y a une semaine).

 Dernières cotations à jour sur TAUX, CAPS, sur simple appel.

Ces valeurs et commentaires sont indicatifs et non contractuels.